Toute minute est première

Auteur : Marie-Claire Bancquart

Toute minute est première

Préface de Claude Ber.

Toute minute est première est le quatrième livre de Marie-Claire Bancquart publié par Le Castor Astral. Cette anthologie, préparée par Claude Ber et supervisée par l’auteure elle-même, marque une étape fondamentale dans la bibliographie de l’écrivaine.

C’est Marie-Claire Bancquart qui, n’ayant plus la force de réaliser ce travail, en a confié la charge à la poètesse Claude Ber sous le signe de ces « résonances communes », de « ces correspondances », qui, selon ses termes, lient « ceux qui vivent dans un même univers de poésie ».

Cette édition permet de faire découvrir la poétesse importante qu’est Marie-Claire Bancquart, à la fois dans l’unité et la diversité de son écriture (méditation sur la mort, célébration du sensible, expérience essentielle du corps…).

Ici se dessine avec netteté le tracé d’un cheminement de plusieurs années, dont le livre souligne les lignes de force et les ponctuations majeures. Un parcours s’y révèle, dans une attention à tout : brassant l’ample du mystère de notre destinée et le menu quotidien, donnant à éprouver et à penser, à voir et à vivre.

Ce que dit la presse :
« Marie-Claire Bancquart est incontournable pour le lecteur cherchant ce qu’il s’est
passé de singulier dans la poésie française des quarante dernière années. »
En attendant Nadeau

« Un poème de vie autant qu’une pensée majeure. »
France Culture

Paru le 6 juin 2019

Éditeur : Le Castor Astral

Genre de la parution : Recueil

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.