Traductière n°30, L’attention poétique, le lecteur de poésie et Singapour,

Auteurs : Cécile Oumhani, Claudine Bohi, Claudio Pozzani

<i>Traductière n°30, L'attention poétique, le lecteur de poésie et Singapour,</i>

L’attention poétique, le lecteur de poésie et Singapour, par Jacques Rancourt

The Poetic Attention, the Poetry Reader and Singapore (English translation by Elizabeth Brunazzi)

Max Alhau, Gabrielle Althen (France), Linda Maria Baros (Roumanie/Roumania) • Jeanine Baude, Claude Ber (Fr.) • Eva-Maria Berg (Allemagne/Germany) • Anne Bihan (Nouvelle-Calédonie/New Caledonia) • Judith Bishop (Australie/Australia), Claudine Bohi (Fr.) • Kenia Cano (Mexique/Mexico) • Grace Chia, Chow Teck Seng (Singapour/Singapore) • Denise Desautels, Madeleine Gagnon (Québec), Brigitte Gyr (Fr.), Hubert Haddad (France-Tunisie/France-Tunisia) • Dominique Hecq (Austr.) • Claude Held (Fr.) • Heng Siok Tian, KTM Iqbal, Johar Buang , Theophilus Kwek, Lathaa, Aaron Lee, Madeleine Lee, Lee Tzu Pheng, Liang Wern Fook (Sing.) • Michael Lynch (Etats-Unis/USA) • Aaron Maniam (Sing.) • Evelyne Morin (Fr.) • Shizue Ogawa (Japon/Japan) • Cécile Oumhani (Fr./Tun.) • Claudio Pozzani (Italie/Italy) • Jacques Rancourt (1) (Fr./Qc) • Sebastian Reichmann (Roum.) • José Luis Reina Palazón (Espagne/Spain) • Fabio Scotto (It.), Morelle Smith (Ecosse/Scotland) • Edwin Thumboo, Toh Hsien Min (Sing.) • Stefaan van den Bremt (Belgique/Belgium) • Barry Wallenstein (E.U./USA) • Jean-Luc Wauthier (Belg.) • Patrick Williamson (Angleterre./England) • Cyril Wong (Sing.) •Yekta (Fr.) • Yeow Kai Chai (Sing.) • Yi Sha (Chine/China), Yong Shu Hoong, Zou Lu (Sing.)

Paru le 1er juin 2012

Éditeur : La traductière

Genre de la parution : Revue

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.