Une chanson bonne à mâcher

Vie et œuvre de Norge

Une chanson bonne à mâcher

Édition établie par Daniel Laroche.
Préface de Pierre Piret.

D’origine belge, Norge est l’un des poètes français les plus originaux du 20e siècle. Et pourtant, aucun essai de grande ampleur ne lui avait été consacré. Daniel Laroche offre aujourd’hui une biographie précise de Norge, une étude approfondie de sa poésie, une bibliographie détaillée. Bref, un solide ouvrage de référence sur cet auteur hors-norme.

D’origine belge, Norge est l’un des poètes français les plus originaux du 20e siècle. De 1923 à 1990, il publie une quarantaine de recueils et de plaquettes qui lui valent la reconnaissance d’André Gide, de Louis Aragon, de Jean Cocteau, de Marcel Thiry, de Pablo Neruda, sans compter des prix prestigieux comme l’Aigle d’or de la Poésie au Festival de Nice, le Prix quinquennal du Gouvernement belge ou le premier Prix Belgique-Canada. De nombreux professeurs de déclamation s’emparent de ses poèmes. Des numéros spéciaux de revue et des mémoires universitaires lui sont consacrés. Plusieurs de ses textes sont mis en chansons par Georges Brassens, J. Disenhaus, Jeanne Moreau. Et pourtant, aucun essai de grande ampleur ne lui avait été consacré. Daniel Laroche offre aujourd’hui une biographie précise de Norge, une étude approfondie de sa poésie, une bibliographie détaillée. Bref, un solide ouvrage de référence sur cet auteur hors-norme.

Paru le 21 juin 2019

Éditeur : Presses universitaires de Louvain

Genre de la parution : Biographie

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

Matthieu Messagier

post-verbum aux demains sans tutelles

la plupart des manèges et la nuit a tardé
dessus les restes hasards de sueurs nouvelles nées
et dès que les rôles emportent les légendes
là où les sons obtiennent le fard à déprendre
sur les voiles de larmes encore rugueuses
que le parage a abandonné derrière lui
des papillons de nuit aux teintes obscurantes
pour ce que leur vie arrête en ce royaume
soudain allument de biais sans que l’os y consente
les us inespérés de mondes en dense et séculiers
et les dés à découdre du moins résolvent les passés
et au chas des jeux de pôles se faufilent d’autres étés
si l’écho des odes après-voir offre la merveille
même surgie d’ailleurs où l’âme se porte sans appareil

inédit pour le Printemps des Poètes