Une lettre en hiver de Vasco Graça Moura

Une lettre en hiver de Vasco Graça Moura

PRIX MAX JACOB ÉTRANGER 2007

Poèmes traduits du portugais par Joaquim Vital.
Bilingue.
"1.
sous les averses de pluie rappelons-nous la chute de constantinople.
au long des décennies sa grandeur est allée décroissant,
les mécanismes du pouvoir se sont corrodés,
les affaires de venise et de gênes, la recrudescence
des ennemis proches, les querelles de famille,…"

Vasco Graça Moura
Né à Porto (Portugal) en 1942, Vasco Graça Moura publie son premier livre en 1963, mais c’est à partir des années 70 qu’il s’impose comme l’un des meilleurs poètes portugais contemporains. Traducteur des poètes allemands du XXe siècle, des sonnets de Shakespeare, de Dante…, romancier et critique littéraire, il a par ailleurs occupé d’importantes fonctions officielles depuis la Révolution de 1974 : ministre, directeur de l’Imprimerie nationale, commissaire général de la Commission nationale pour les commémorations des Découvertes portugaises. Il est acuellement député européen.
La Différence a publié de lui :
Derniers Chants d’amour, 1988.

Paru le 1er février 2007

Éditeur : La Différence

Genre de la parution : Version bilingue

Poème
de l’instant

Treizième poésie verticale

Aujourd’hui je n’ai rien fait.
Mais beaucoup de choses se sont faites en moi.

Des oiseaux qui n’existent pas
ont trouvé leur nid.
Des ombres qui peut-être existent
ont rencontré leurs corps.
Des paroles qui existent
ont recouvré leur silence.

Ne rien faire
sauve parfois l’équilibre du monde
en obtenant que quelque chose aussi pèse
sur le plateau vide de la balance.

Roberto Juarroz, Treizième poésie verticale, traduit de l’argentin par Roger Munier, Librairie José Corti, 1993.