Une voix au-dessus des dunes, sur les traces de l’Abbé Bonpain

Auteur : Pierre Dhainaut

Une voix au-dessus des dunes, sur les traces de l'Abbé Bonpain

C’est le regard croisé de deux artistes Philippe Bertin, photographe et Pierre Dhainaut poète, sur la pure trajectoire d’un homme libre jusqu’au bout de la nuit.
René Bonpain né à Dunkerque en 1908 fut fusillé en 1943 au Fort de Bondues (59). Il sera nommé Lieutenant à titre posthume, déclaré Mort pour la France, décoré de la Croix de Guerre, de la Légion d’Honneur et recevra la Rosette de la Résistance.

Voici ce que disait Philippe Bertin lors de la parution du livre le jeudi 15 février à la Corderie-Médiathèque de Marcq en Baroeul :

« Ce livre est une invitation au voyage, dans le temps et dans l’espace. Je suis revenu au séminaire d’Issy-les-Moulineaux où l’abbé Bonpain est entré en 1926 jusqu’au fort de Bondues où il a connu une fin tragique en 1943. Cette année-là, Pierre Brossolette évoquant les martyrs, disait : ce qu’ils attendent de nous, ce n’est pas un sanglot, c’est un élan ”. C’est une forme d’élan qui m’a fait retourner étape par étape sur les traces de cet homme de foi. Mais ce n’est pas un chemin de croix, plutôt un chemin de vie qu’il a poursuivi en temps de paix comme en temps de guerre. Les images se sont enchaînées dans un ordre naturel. Sur Internet, j’avais découvert le visage de René Bonpain avec quelques lignes sur son parcours dans le réseau Alliance. Je pressentais, en quelques mots, ce mélange de générosité, d’énergie et de culot qui l’animait. J’ai choisi la symbolique de l’oiseau pour traduire sa trajectoire, celle d’un homme libre, jusqu’au bout de la nuit. Pierre Dhainaut, poète sensible a bien voulu apporter sa contribution à ce projet enfin réalisé. »

Paru le 1er avril 2007

Éditeur : Lieux d’Etre

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.