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Fonds : Jean-Pierre Sintive.

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Venise, de Jean-Gilles Badaire

21 décembre 2018

Venise, de Jean-Gilles Badaire

Jean-Gilles Badaire a peint ce carnet, que nous reproduisons au format réel, au cours d’un séjour à Venise effectué à l’automne 2017. Délaissant les rues et monuments typiques de la ville, il s’est intéressé à sa lagune, à la vision de l’île de Torcello au large de la cité. Badaire peint les brumes, l’humidité et le dépouillement du paysage, dans une simplicité ocre et crépusculaire.

La véranda

21 novembre 2018

La véranda

Dédié à la mémoire de la mère de l’auteur, La véranda est un livre d’évocations circulaires autour de la fixation de motifs répétés. Ecrit dans un féminin que vient compléter en délicate filiation le masculin, c’est une mélopée sur un fil, qui tournoie sans jamais tomber, autour de choses simples : la pluie, les fleurs, le jardin, les feuilles qui tombent. Et comment tout bouge entre ces choses, comme on les reprend, les répète, les fait tourner en soi. Valse lente d’une émotion faussement contenue entre (…)

Appareil. Vision. Nocturne., de Thomas Kling

21 novembre 2018

Appareil. Vision. Nocturne., de Thomas Kling

Traduit de l’allemand par Aurélien Galateau. Préface de Laurent Cassagnau.

La Jérusalem d'or, de Charles Reznikoff

5 octobre 2018

La Jérusalem d’or, de Charles Reznikoff

Traduit de l’anglais (États-Unis) par André Markowicz.
La Jérusalem d’or est le livre de réconciliation des identités juives et américaines de Charles Reznikoff. Entre évocations quotidiennes, chant biblique et conclusion philosophique, le recueil, porté par l’écriture objectiviste caractéristique de l’auteur, semble tendu entre lieu et histoire, entre Manhattan et Jérusalem. Pas d’exil ici, mais des rues étranges. Au milieu des vieux journaux abandonnés, des boîtes de conserves, des chewing-gums, des (…)

Lieux exemplaires

19 septembre 2018

Lieux exemplaires

Ouvrage de Flora Bonfanti

Holocauste de Charles Reznikoff

1er juin 2017

Holocauste de Charles Reznikoff

traduit de l’anglais (Etats-Unis) par André Markowicz
Une fois, parmi les transports, il y en avait un avec des enfants — deux pleins wagons de marchandises.
Les jeunes hommes qui travaillaient à trier les affaires de ceux qui étaient partis pour les chambres à gaz ont dû déshabiller les enfants — ils étaient orphelins —
et les emmener au « lazarette ».
Là, les SS les ont abattus.

Garder le mort de Jean-Louis Giovannoni ​

1er avril 2017

Garder le mort de Jean-Louis Giovannoni ​

Jean-Louis Giovannoni

On ne caresse jamais
l’intérieur d’un corps
Edition définitive,
augmentée de poèmes inédits.

Un chemin en forêt d'André Markowicz

1er mars 2017

Un chemin en forêt d’André Markowicz

Imprimé en typographie, 24 p.
format 12x16 cm, 21 €
Edition limitée à 111 exemplaires sur Vélin d’Arches numérotés, les 33 premiers, sous couverture Richard-de-Bas, comprenant une peinture originale de Jean-Gilles Badaire, signée.
Corps jeté parmi les autres corps,
je suis fatigué, mais fatigué —
passe-moi tout doucement à gué,
dit le vieux, — les yeux fixés au nord.
Que je dorme, si je peux — je dors.
Marche impaire, premier temps marqué,
répercute sans désintriquer,
pour toi-même. Reste. Reste (…)

<i>Joachim</i>

21 février 2017

Joachim

sur le point de devnir père
qu’aurai-je à donner
à cet enfant sans nom
moi qui sais que mon visage
ne me ressemble pas
que je passe des nuits
à parler avec un double
au regard noir et fixe
qui attend

Eternité à coudre

1er décembre 2016

Eternité à coudre

Livre posé au bord de la disparition, "Éternité à coudre" se déploie comme une parole rituelle, un exorcisme. Penché sur le néant, cherchant un abri dans les mots et les corps, quelque chose de l’ordre de la permanence du monde dans les cendres, dans les noms brûlés, les noms mâchés.
Poème hanté par la présence d’une folie individuelle, intime, qui se déporte sur le collectif, envahit la communauté de nos angoisses, de nos peurs. Debout sur la rive, dans un geste de coudre nos éternités et nos solitudes, (…)

Poème
de l’instant

Charles Cros

Sonnet

Moi, je vis la vie à côté,
Pleurant alors que c’est la fête.
Les gens disent : « Comme il est bête ! »
En somme, je suis mal côté.

J’allume du feu dans l’été,
Dans l’usine je suis poète ;
Pour les pitres je fais la quête.
Qu’importe ! J’aime la beauté.

Beauté des pays et des femmes,
Beauté des vers, beauté des flammes,
Beauté du bien, beauté du mal.

J’ai trop étudié les choses ;
Le temps marche d’un pas normal ;
Des roses, des roses, des roses !

Charles Cros, « Sonnet », Le Collier de griffes.