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Fonds : Jean-Pierre Sintive.

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Draguignan Cedex

Personne

20 mars 2020

Personne

Préface de Ludovic Degroote
Personne réunit une série de textes publiés par Antoine Emaz en éditions limitées, la plupart dans les deux dernières années de sa vie. Au travers de vers brefs, émaciés, tenus par un fil fragile et esseulé, Antoine Emaz touche à la porosité, le calme effritement de l’existence. A marée basse il observe le repli des silhouettes sur la plage, regarde sans la retenir une forme du monde disparaître. Ces êtres lentement dévitalisés dans le ressassement lancinant du paysage, perdus (…)

Dits & Médits

26 février 2020

Dits & Médits

fragments authentiques suivis d’apocryphes adaptés du copte par Daniel Biga
Et comme l’enfant reposé au sol riait dans la lumière, ils le nommèrent Abed Nil Gai. Et ainsi grandit-il, en force, en sagesse, en gaieté. Fellah et artisan, façonneur de briques crues, épandeur de limon fertile, semeur de graines et récolteur de fruits, moissonneur et vendangeur il apprit aussi à tisser le lin blanc, assembler les planches, tailler les tenons et mortaises pour fabriquer les coffres et les meubles. Les (…)

Hui

21 février 2020

Hui

Conçu en trois mouvements pour chercher le jour, Hui est un livre qui engendre le présent. À partir de la danse, de la dispersion des corps dans la musique robotique – on croise ici les boucles sonores de Daft Punk dans les brume des boîtes de nuit – Yann Miralles puise, dans cette répétition pulsionnelle, hypnotique, la syncope des gestes qui surgissent dans le corps, hors du corps, contre l’angoisse, contre l’autre. Pierres roulées dans le souvenir que ces gestes, toutes nos années enfouies, (…)

Si décousu

22 novembre 2019

Si décousu

Ce livre rassemble plus de 40 poèmes, parus en éditions limitées et livres d’artistes, ainsi que de nombreux textes inédits de Ludovic Degroote, couvrant une période allant de 1987 à 2017. Si décousu évoque les promenades solitaires, aussi bien au-dehors qu’à l’intérieur de soi : le paysage de mer au fond des yeux, les villas côtières, la digue, le ciel et les briques. Évoque aussi et surtout, à travers allées et venues, trajets circulaires, variations d’écriture, une façon d’aller toucher le monde comme on (…)

Un ciel étranger

22 novembre 2019

Un ciel étranger

Traduit par François Heusbourg Postface de Flora Bonfanti.
Après « Nous ne jouons pas sur les tombes », ouvrage paru en 2015 qui présentait un choix de poèmes de l’année 1863 – la plus prolifique de l’auteur – et « Ses oiseaux perdus » en 2017, qui se concentrait sur les 5 dernières années de sa vie (1882-1886), nous éditons aujourd’hui des poèmes écrits en 1864 par Emily Dickinson. Cette année-là Dickinson, alors en pleine effervescence créatrice (850 poèmes composés entre 1862 et 1865), effectue un séjour (…)

Poèmes jamais assemblés d'Albert Caeiro

17 octobre 2019

Poèmes jamais assemblés d’Albert Caeiro

Traduit du portugais par Jean-Louis Giovannoni, Isabelle Hourcade, Rémy Hourcade et Fabienne Vallin.
Alberto Caeiro, de tous les hétéronymes inventés par Fernando Pessoa, est un maître de la simplicité, celui qui ne regarde jamais au-delà de la réalité qui passe indifférente devant nous. Au contraire d’Alvaro de Campos, le grand créateur d’allégories universelles, propagateur de modernité, Caeiro se méfie des raffinements du style, des mythes, et des fables qui sont pour lui fantasmes et fumées. À ces (…)

À la vitesse des nuages

11 septembre 2019

À la vitesse des nuages

Femmes défigurées à l’acide, coupures
d’électricité, surnoms qu’ils se
donnent dans les messages radio quand ils
sont en filature la nuit.
Le narrateur avait toujours
parlé le français, cette langue
dont il pouvait prédire qu’elle serait morte
avant que l’on sache où elle finissait.
Il faudrait être moderne à peu près
comme au XVIIe siècle, mais on compte
beaucoup trop d’artistes
aujourd’hui : ils sont dix fois plus nombreux que les chats.
Ton écharpe est tombée
bien (…)

État stationnaire

21 août 2019

État stationnaire

L’idée principale était de favoriser la plus grande immobilité des choses, de parler très peu, et de contempler le plus longtemps possible des intervalles où rien de particulier ne se passait ; et l’idée était aussi d’être heureux dans l’état stationnaire. De ne plus vouloir à côté de l’état où j’étais, mais de me pelotonner dans la chaleur de l’état, dans le réconfort d’une durée, sans aucun accident, ni des pensées ou des imaginations, qui m’auraient poussé à déborder ou entreprendre. Je me contentais très bien (…)

Archaïques les animaux

7 juin 2019

Archaïques les animaux

C’est un poème en forme de long voyage. C’est un poème des origines, de la sortie de la nuit et de la naissance des langages et des idées : entre culpabilité et maternité, comment a-t-on appris à être humains, et que faire de ceux que l’on met au monde ? L’écriture de Hester Knibbe est d’une sècheresse qui prend feu, brûle par les deux bouts, infiltre sa violence froide dans les tissus de l’homme, dans son histoire. Elle vient couper la parole. C’est un panorama de l’espèce, de notre sédentarité. Plus (…)

Le soleil de la salamandre

17 mai 2019

Le soleil de la salamandre

Traduit du danois par Janine Poulsen.
60 poèmes, un pour chacune des années de la vie de l’auteur, de sa naissance en 1952, jusqu’à 2011. Une remontée chronologique de l’existence, qui s’ouvre sur l’enfance et ses mots primitifs, les premières appréhensions, les premières sensations de la vie. Les odeurs de la ferme familiale, de l’écurie, de la terre. En fragments, en ellipses, en évocations, des poèmes en forme d’éclats qui nous composent et nous traversent : le petit frère mort-né, les perte des (…)

Poème
de l’instant

Tchernobyl, récits

J’ai ramassé, dans les environs du réacteur, une pierre que j’ai longtemps eue posée sur la bibliothèque, je la regardais, parfois aussi je la prenais dans mes mains. Un ami qui passait chez moi et a appris d’où elle venait l’a jetée par la fenêtre.

Ingrid Storholmen, Tchernobyl, récits,Traduit du norvégien par Aude Pasquier, Éditions LansKine, 2019.