Unicité.

Contact

46 av Jean Jaures

93110

Rosny-sous-Bois

Je suis de la maison du songe

7 juillet 2020

Je suis de la maison du songe

Préface d’Alain Borer
Il faudrait porter chaque poème de Francis Coffinet comme une pierre précieuse, fragile et sincère, qu’il est nécessaire d’ajouter aux paroles dont on retient la profonde vérité. On ne peut qu’aimer la précision du propos et la quête de pureté que la simplicité des mots cisèle pas à pas. Le dire du poète n’use ni de la thématique ni du procédé. Il s’apparente à une marche, à une méditation qui ne dévoile pas son mystère et incite le lecteur à le suivre.
Je me suis embarqué à bord d’un (…)

Effacement des seuils

8 mai 2019

Effacement des seuils

Illustrations de Catherine Sourdillon.
Si le temps est omniprésent dans l’œuvre d’Irène Dubœuf, il apparaît ici en toile de fond, car Effacement des seuils est avant tout un livre de confins qui focalise l’attention sur cet espace instable et fragile où se rencontrent l’avant et l’après, le visible et l’invisible, où les contraires se chevauchent et parfois se confondent, à l’image de ces horizons incertains où les souvenirs mouvants naissent à fleur d’eau, où la brume estompe des paysages eux-mêmes au (…)

Sillage

8 mai 2019

Sillage

Avec ce nouveau recueil, Pascal Hermouet use d’une langue sensible où celle qui est au cœur de ces écrits permet au langage du poète de se déployer comme autant de vers suggestifs qui résonnent en nous.L’auteur nous convie donc à un voyage à travers les émotions tantôt douces, tantôt plus relevées et, de fait, nous donne à éprouver en partage comme un patchwork d’impressions. Pascal Hermouet pense la poésie comme une quête de langage qui lui permet de dépasser le sens premier des mots pour nous faire sentir (…)

<i>On ne sait pas que les mères meurent</i>

20 novembre 2018

On ne sait pas que les mères meurent

Ce récit est un récit de deuil. L’auteure voit sa mère en rêve ou peut-être l’imagine-t-elle en rêve. Chaque chapitre apparaît dans une douceur apaisante comme si le deuil et la douleur étaient ailleurs, enfouis dans le tréfonds d’un travail sur soi-même.
Aucune trace, aucun indice n’échappent à la narratrice. Elle constate : « Le rêve dévoile autant qu’il dissimule ». Le rêve de la mère est multiple et peu à peu le puzzle se construit et se déconstruit vers l’acceptation de la perte. L’écriture l’emporte sur (…)

Petite anthologie de France Burghelle Rey

1er janvier 2017

Petite anthologie de France Burghelle Rey

Poèmes et versets s’élèvent ici comme des hymnes à la vie, découverte de soi dans tous les possibles. France Burghelle Rey nous donne à voir que sa vision peut se démultiplier dans une démarche instantanée de lyrisme et de transgressions.
Concerts de mots qui font aussi silence ou tracent autant de courbes qu’il nous incombe de suivre à notre mesure. Ces recueils que les éditions Unicité ont choisi de publier nous amènent à lire en nous-mêmes un monde en fusion de sensations nouvelles où l’écriture nous (…)

Chemin faisant

1er janvier 2017

Chemin faisant

Kouam Tawa est un auteur africain et c’est merveilleux que l’art du haïku ait trouvé en lui une autre culture pour perpétuer l’art de l’observance et nous toucher directement le cœur.
Plusieurs haïkus sont imprégnés de sa terre natale, loin de cette France parfois trop douce au regard des paysages et des faits – quotidiens ou uniques – que décrit l’auteur :
L’éclat
de rire
d’une bombe
On ne voit
que le rouge
dans l’azur incendié
Tous les haïkus de Kouam Tawa font mouche et la force de ce livre réside (…)

Eloge et Défense de la langue française

1er septembre 2016

Eloge et Défense de la langue française

Cette deuxième anthologie Éloge et défense de la langue française,137 Poètes planétaires, 10 Lettres ouvertes et les œuvres de 5 peintres internationaux publiées, est un apport de beauté et de force au grand océan insondable de la poésie francophone actuelle. Elle exprime avec sensibilité un sentiment militant de maintenir vive la dynamique créatrice de notre langue, dans un monde qui bascule actuellement de plus en plus vers une monoculture conquérante de la langue anglaise, dans un XXIe siècle de (…)

Cascades et Séquoias

1er avril 2016

Cascades et Séquoias

Essorer l’essaim
De grands silences
Dans le savoir blanc
De l’eau

Chaque pas est une séquence

1er février 2016

Chaque pas est une séquence

Éric Dubois est un poète reconnu pour son travail sur les mots. Il entre dans notre langue avec une intuition rare, qui laisse apparaître un autre sens, nous suggérant que ce qui fait sens justement est au-delà de la compréhension première. De cette manière il appréhende une réalité autre qui se situe au-delà du visible et des définitions propres.
Il écrit des vers sur la page, puis il met des blancs qui amènent un arrêt, un silence, et c’est justement ce silence qui nous renvoie comme à une mémoire (…)

In Vivo de Marianne

1er juin 2013

In Vivo de Marianne

Je me laisse pousser les dents, les bras, la langue
et les oreilles.
Je laisserai ma mâchoire s’ouvrir dans ce craquement
que tu entends déjà ;
jusqu’à ce que ma bouche saigne,
jusqu’à ce que mon palais se déchire,
au son de cette toile que l’on découpe à mains nues ;
jusqu’à ce que ma glotte élastique se tende,
jusqu’à céder,
avec ce bruit de fouet que tu entends claquer
jusqu’à ce que mes cordes vocales s’étirent,
s’étirent jusqu’à s’entortiller
tout autour de mon cerveau
jusqu’à ce qu’il (…)

Poème
de l’instant

Coplas

Il n’y a de chemins au ciel,
il n’y a de chemins en mer,
il n’y a de chemins sur terre
que pour seulement cheminer.

José Bergamín, « Coplas », Traduction de L.-F. Delisse, Revue Caravanes 8, Éditions Phébus, 2003.