Venise Démons et merveilles

Auteur : Marc Alyn

Venise Démons et merveilles

Capitale de l’imaginaire, théâtre d’ombres de l’inconscient occidental, Venise tend à devenir l’ultime réserve de fantômes de l’Europe du XXIe siècle. C’est la plus fabuleuse des machines à rêver.
Loin des gondoliers langoureux et des lunes de miel, la Sérénissime dissimule son vrai visage, nocturne et rayonnant. L’eau du Grand Canal éprouve la nostalgie des voiliers remontant son cours, chargés d’épices et d’hérésies. Partout, l’invisible affleure et capture en émerveillant.
Les chats du palais Bovolo nous précèdent dans cette chasse aux trésors en compagnie de Galilée, Giordano Bruno et tant d’alchimistes guettés par l’Inquisition. Nous croisons la fée Mélusine sous les traits de la reine de Chypre Caterina Cornaro, et Sara Copia Sullam, la poétesse du Ghetto. Que de sublimes nudités caressées par Titien, l’Arétin, Casanova, Baffo l’obscène, Ange Goudar, « l’espion chinois » débridé, et Corto Maltese, le marin à la boucle d’oreille.
Le voyage se poursuit hors de la lagune : de Padoue au lac de Garde, de Ravenne à Ferrare et Trieste, à travers une Vénétie éblouissante où Rilke dialogue avec Giorgione.

Paru le 1er avril 2014

Éditeur : Ecriture

Genre de la parution : Essai

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.