Verre, ironie et Dieu d’Anne Carson

édité et traduit par Claire Malroux, postface de Davenport..

Une des voix les plus novatrices de la poésie canadienne anglophone.
Entre un premier ouvrage publié en 1986 sous le titre : Eros the bittersweet (Éros le doux-amer), et le dernier paru en date, If not,Winter (Sinon, l’hiver), traduction de poèmes de Sapho (2002), s’intercalent une série de livres importants : Plainwater et Glass, Irony and God paraissent simultanément en 1995, suivis d’Autobiography of Red  : A Novel in Verse (1998), d’ Economy of the Unlost (1999), de Men in the Off Hours (2000) et de The Beauty of the Husband (2001).
"La combinaison des éléments intimes et souvent dramatiques de la vie réelle avec une vaste culture (pas seulement hellénique) et leur éclairage réciproque fait l’originalité de cet auteur qui par ailleurs libère, remodèle et revivifie la forme poétique."

Anne Carson est née en 1950 dans l’Ontario. Helléniste, elle dirige les études de troisième cycle (humanités) à l’Université McGill de Montréal.

Paru le 1er avril 2004

Éditeur : José Corti

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.