Viatiques

de Jacquy Gil

Viatiques

Jacquy Gil (1948), réside à Saint-Hilaire-de-Beauvoir, son village natal, où il a exercé, entre autres, le métier de vigneron.
Membre du comité directeur de la revue littéraire Souffles (LEM) de 1986 à 2012, il intègre ensuite le comité de rédaction de la revue la main millénaire. Très impliqué également dans la vie de son village, il est correspondant du journal Midi Libre depuis 2003.
Les genres littéraires dans lesquels il s’exprime sont l’histoire locale et surtout la poésie. C’est dans ses attaches terriennes (vignes et garrigues), sa passion pour l’astronomie et son tempérament méditatif qu’il puise son inspiration poétique.

Que savons-nous de nous ?… Ou plutôt de ce qui à la fois nous habite et nous espère ?
– Rien !
Et ce rien demeurera tant que nous ne renouerons pas avec l’innocence de nos premiers jours. Celle qui puisait l’essentiel dans l’insignifiance – l’utile dans l’inutile – en tirait bon parti et la muait en une connaissance : ce b.a.-ba de l’existence, mais qui savait ne pas confondre l’immédiat et le présent, donner une petite éternité à tous les instants et s’éclairer à la lumière de l’insouciance.

Paru le 7 janvier 2021

Éditeur : Unicité.

Genre de la parution : Recueil

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

Jean-Louis Rambour

33 poèmes en forme de nouvelles (ou l’inverse)

Il arrive fréquemment que les hommes aient peur des chevaux. Certains jouent les indifférents, d’autres ne cachent pas leur inquiétude. Pégase, le cheval divin, avait des ailes d’ange à faire peur. Incitatus avait une écurie de marbre, une mangeoire en ivoire, à faire peur. Sur la tombe de son cheval, Alexandre fonda la ville de Bucéphalie et provoqua peur et questionnement. Mais là, là, dans ce champ jaune, il s’agit de retourner les terres les plus empierrées, car tout le monde ne possède pas encore son Massey Ferguson. Auquel on ne prête ni ailes ni ombres.

Jean-Louis Rambour, 33 poèmes en forme de nouvelles (ou l’inverse), Cahiers du Loup bleu, Les Lieux-Dits, 2020.