Vinezac

Du vieux bourg encore blotti dans les remparts du Moyen-Age aux constructions contemporaines sur tout le territoire de la commune, Vinezac, au sud de l’Ardèche, offre un paysage bien agréable pour y vivre ou y passer quelques jours de vacances. Labellisé « Village de caractère » depuis une vingtaine d’années, il attire les âmes sensibles au décor entre pins, oliviers et vignes, plaine et montagne, paysage minéral et paysage végétal.

L’association des Amis de la bibliothèque est très active pour enrichir le côté poétique de la vie des 1400 habitants. D’abord, les animations avec l’école permettent pendant plusieurs mois de préparer le Printemps des poètes : par exemple, choisir des poèmes dans le fonds de la bibliothèque, les répéter de séance en séance pour se les mettre en bouche, puis intervenir en Brigades poétiques dans les classes, ou bien fabriquer des marque page, un dessin et quelques vers, pour les exposer ensuite à la bibliothèque et les offrir aux lecteurs. Dans le village, des poèmes sont exposés, on organise des conférences suivant le thème annuel, on offre des poèmes au public qui vient pour d’autres animations.

La Mairie offre une subvention qui sert à enrichir le fonds poésie de la bibliothèque, publie un poème dans chaque Lettre mensuelle en ligne et dans le Bulletin municipal de décembre et, toute l’année, les nouveaux mariés reçoivent un recueil de poèmes d’amour à la fin de la cérémonie…

Le sentier poétique et patrimonial, Entre rimes et pierres, offre une occasion de promenade de panneau en panneau, signalés aussi par les croix en fer ou en pierre qui sont nombreuses sur le territoire de la commune. Les textes sont renouvelés selon les saisons et l’inspiration des bibliothécaires bénévoles, pour que les promeneurs prennent plaisir à faire… un vieux chemin sur des vers nouveaux !

Mairie de Vinezac
1 Place Denis Tendil
07110 Vinezac

Madame Julie Mallon : adjoint2@vinezac.fr

Images

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.