Vogeltekens - Augures de Stefaan van den Bremt

Vogeltekens - Augures de Stefaan van den Bremt

quatrains de Stefaan van den Bremt & miniatures peintes de Solange Abbiati
Les auteurs :

Solange Abbiati, née en 1949, s’est toujours exprimée à travers l’image. Après ses études supérieures d’arts plastiques à Bruxelles, elle est allée s’immerger durant un an dans le mode de vie et la culture des berbères du Moyen-Atlas pour découvrir un autre monde et y enseigner comme volontaire dans une école primaire. Pendant vingt-huit ans elle a enseigné les arts plastiques dans une académie bruxelloise et n’a pas cessé d’exposer régulièrement ses pastels et ses peintures. Plusieurs éditions pour bibliophiles ont vu le jour en collaboration avec Stefaan van den Bremt : Zwermcel (« Cellule migratrice ») qui fut exposé au Palais des Beaux-Arts à Bruxelles fin 1986, et en 1999 Aquitaans getijdenboekje (« Livre d’heures aquitaines »).
L’œuvre de Solange Abbiati se situe entre l’expressionnisme abstrait et une figuration onirique qui privilégie le paysage mental et les animaux semi-imaginaires.

Stefaan van den Bremt, né en 1941, est poète et essayiste belge de langue néerlandaise. Jusqu’à ce jour, il a fait paraître une vingtaine de titres en poésie, qui furent édités en Belgique et aux Pays-Bas. Le premier lui valut d’emblée, en 1968, le prix du meilleur début littéraire en Flandre. Le poète se double d’un traducteur qui s’approprie non seulement d’illustres ancêtres comme Émile Verhaeren et Maurice Maeterlinck, mais qui réinterprète aussi dans sa propre langue les grandes voix lyriques d’Amérique latine : Octavio Paz, Jaime Sabines, Ramón López Velarde, Pablo Neruda, Juan Manuel Roca et Juan Gelman, entre beaucoup d’autres. En 1988, cette œuvre de traduction fut couronnée par le prix Koopal de l’état belge. Le Mexique a distingué ce poète flamand en lui décernant, en 2007, le premier Prix International de Poésie dans la capitale de l’état de Zacatecas.
En français, sous le titre Toast, un choix de poèmes était paru à Marseille aux éditions Autres Temps, en 1995. En 2002 on avait pu lire, dans la collection « Escales du Nord » chez Le Castor Astral, Racines d’un Nuage. En 2005, une nouvelle anthologie personnelle, intitulée Temps et Lieux et éditée par Fédérop à Gardonne, était venue compléter ce panorama.

Paru le 1er avril 2010

Éditeur : La Part des anges

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.