Wigwam

La collection Wigwam est désormais arrêtée.

Avant Wigwam, il y a eu la revue Foldaan (poésie, peinture, chroniques, entretiens…) entre 1980 et 1987. Un jour, j’ai arrêté pour prendre un peu de recul et aussi pour consacrer plus de temps à mes propres textes… Mais l’idée de créer un autre espace éditorial a très vite refait surface. J’ai laissé cette idée se décanter et peu à peu elle s’est précisée pour aboutir, durant l’automne 1991, à la création des éditions Wigwam qui publient uniquement des textes courts, tirages limités à 200 exemplaires. C’est un parti pris réfléchi. J’aime les petits formats et je crois que la plaquette a sa place (à côté du livre) en poésie. A nous de la rendre attrayante, de soigner l’objet, de lui donner un caractère original en jouant sur la maquette, le format, la couleur, la typographie… Jacques Josse

Editions de poésie

Type de livres
Plaquettes, textes courts, gravures, tirages limités

Mode de diffusion

Auto-diffusé, auto-distribué

Année de création
 : 1991

Nombre de parutions par an
 : 6

Tirage moyen
 : 200

Auteurs phares : TOUS

Editeur
 : Jacques Josse
jossejp@aol.com

N’accepte plus de recevoir de manuscrits

Contact

14 bd Oscar Leroux

35200

Rennes

Boucans

1er juin 2010

Boucans

"Eternellement les espaces
expansifs infinis vrombissent
et bossus pas bossus les baleines
ronronnent leurs musettes et mixtures
hydrauliques fondamentales
harmoniquement périment les vielles foudres…"

Et même dans la disparition

1er mars 2010

Et même dans la disparition

« Oui, ton visage est pour moi l’équivalent de mon papier et si tu joues de ta voix comme on se joue de l’histoire, il n’est pas impossible que ton chant aille réveiller tous les morts, jusqu’à les faire danser tous, lors de la grande cérémonie, celle qui fait de la flamme le centre vital de la nuit, dense si dense. »

Ce visage de Jacques Brémond

1er mars 2010

Ce visage de Jacques Brémond

« Ce jour-là la neige
froid. La terre gelée
les chaussures raclaient les cailloux
le silence trop bruyant
nous ne l’entendions plus
ils s’étonnaient de mes pieds nus, comme d’habitude
le petit chemin à pied
la montée entre lou Stesse et la Bourelle
sans voix. »

Journal d'un voyage à pied le long de la rive sud de la rade de Brest en hiver

1er décembre 2009

Journal d’un voyage à pied le long de la rive sud de la rade de Brest en hiver

"Soir d’hiver, le camion prend en chasse une camionnette.
Au parking un caddy s’en va tout seul, vent dans le dos.
Rangée de pantalons sur le fil, aux jambes gonflables."

L'échappée belle

1er décembre 2009

L’échappée belle

"à sychar là où se trouve
la source de jacob dans
l’étendue de rocaille et
de ronce la traînée plaque
sa cruche des écailles
tombent de ses yeux elle
a vu l’ange humé son
parfum profus aérien"

Le beau rôle

1er juin 2009

Le beau rôle

"Fin de l’été. Le premier rhume m’a pris à la gorge. Pas grand malheur. La terre tourne. Sans regarder ceux qu’elle écrase. Amis enfuis. Années passées comme le café… Un jour, le monde tournera sans nous. On sera dans le ventre de la boule. A écraser ceux qu’on n’a jamais vus…"

Si ma tante

1er avril 2009

Si ma tante

"Ma tante a été ma mère et elle se meurt
à l’hôpital tout neuf de Compiègne son coeur
bat autant de vent que le creux d’un viel arbre
le pied les bras et le tronc imbibés d’eau…"

L'effacement des potences de Jerome Lafargue

1er avril 2009

L’effacement des potences de Jerome Lafargue

"Le bruit des feuilles
s’estompe et disparaît à son
tour. Seul le chant des
galernes et de tous les vents
du monde m’escorte."

Respirer par les yeux de Joël-Claude Meffre

1er septembre 2008

Respirer par les yeux de Joël-Claude Meffre

Joël-Claude Meffre est né en 1951 dans le Vaucluse où il réside, près de Vaison-la-Romaine. Il est chercheur à l’Institut National de .Recherche en Archéologie Préventive, spécialiste de l’Antiquité romaine.
Il collabore régulièrement à la revue « Europe ».
Parmi ses livres : L’abord (Fata Morgana 2003), Délivrée (Atelier des grammes, 2003) et Atteinte au visage (Fata Morgana, 2004).
« La dépouille de ma morte est à trois pas ; je n’ose avancer ; je pousse la porte ; l’air en moi est un arbre dressé. (…)

Night and day

1er juin 2008

Night and day

« Un verre d’ambre dix masques blancs des ombres / Cognent contre le comptoir des canots où des corps / Rament à quatre cordages rouges hautes étraves fusées / ici on écope les heures. »

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.