Wigwam

La collection Wigwam est désormais arrêtée.

Avant Wigwam, il y a eu la revue Foldaan (poésie, peinture, chroniques, entretiens…) entre 1980 et 1987. Un jour, j’ai arrêté pour prendre un peu de recul et aussi pour consacrer plus de temps à mes propres textes… Mais l’idée de créer un autre espace éditorial a très vite refait surface. J’ai laissé cette idée se décanter et peu à peu elle s’est précisée pour aboutir, durant l’automne 1991, à la création des éditions Wigwam qui publient uniquement des textes courts, tirages limités à 200 exemplaires. C’est un parti pris réfléchi. J’aime les petits formats et je crois que la plaquette a sa place (à côté du livre) en poésie. A nous de la rendre attrayante, de soigner l’objet, de lui donner un caractère original en jouant sur la maquette, le format, la couleur, la typographie… Jacques Josse

Editions de poésie

Type de livres
Plaquettes, textes courts, gravures, tirages limités

Mode de diffusion

Auto-diffusé, auto-distribué

Année de création
 : 1991

Nombre de parutions par an
 : 6

Tirage moyen
 : 200

Auteurs phares : TOUS

Editeur
 : Jacques Josse
jossejp@aol.com

N’accepte plus de recevoir de manuscrits

Contact

14 bd Oscar Leroux

35200

Rennes

Peau d'lapin

1er mai 2008

Peau d’lapin

« Grand-père rapportait du clapier un lapin, le tenait par les postérieures dans sa main gauche, frappait d’un coup sec, derrière la tête, du tranchant de la droite, soubresauts brefs, puis il pendait la bête à une poutre. Le sang gouttait sur la terre noire, l’ombrait, creusait les ténèbres. »

L'ombre des arbres diminue à certaines heures du jour

1er mai 2008

L’ombre des arbres diminue à certaines heures du jour

« Que dire à celle qui a perdu la vie qu’elle était sur le point de donner / Que la vie continue / qu’il y a un après / formules creuses comme une bouteille vide / Il faut lui rappeler que l’ombre des arbres diminue à certaines heures du jour. »

Du contour de Bruno Normand

1er mai 2008

Du contour de Bruno Normand

Bruno Normand vit et travaille à Saint Nazaire. Il a publié Les sous-bois du réel (éditions Interventions à Haute Voix et D’un léger retrait (aux défuntes éditions l’horizon vertical qu’animait, en Belgique, son ami Antonello Palombo).
« Il s’applique à sècher la chambre à air, il dit encore / que lorsqu’il / aura terminé, il ira aux Herbiers voir un mort et me demande de / pousser les volets lorsque je m’en irais. Il ne fait que quelques degrés chez lui, j’ai les doigts qui ont du mal à plier. (…)

Apothicaria

1er octobre 2007

Apothicaria

« A présent je m’appuie face à la pharmacie contre l’arbre / Erable sycomore, commun le long des rues / Fruits caractéristiques / Je ne sais pas marcher / Doubles samares ailées je m’en doutais un peu / j’en ai dans les cheveux j’en ai dans les pensées – incurvées vers l’avant / Les ailes / Mes deux pâles mains pendues. »

Choix de poèmes de Charles Plynell

1er octobre 2007

Choix de poèmes de Charles Plynell

Charles Plymell est l’un des derniers survivants de la Beat Generation. Le traîne-savate né à Wichita, Kansas, qui débarqua à San Francisco en 1961 a longtemps vécu sur les chapeaux de roues en compagnie des poètes Ferlinghetti, Phil Whalen, Bob Kaufman, Allen Ginsberg, Burroughs, Pélieu et bien d’autres. Avec sa femme Pamela (fille de Mary Beach), il a créé en 1967 la revue The last Times dans laquelle ils ont publié les premiers dessins de Robert Crumb. Il vit aujourd’hui à Cherry Valley, dans l’état (…)

L’écaille du serpent d’Anne Peslier

1er octobre 2007

L’écaille du serpent d’Anne Peslier

Anne Peslier vit à Laval. On la retrouve régulièrement au sommaire de la revue La Passe. L’écaille du serpent est son premier recueil publié.
« C’est assez d’arrondir les gestes / à la moindre vilaine pensée / tirer les songes la larme à l’œil comme la bête // là au coin des lèvres // encore le silence des mines à table / les bouches empreintes de fruits domestiques »

Le temps est un grand maigre de Dominique Quelen

1er mars 2007

Le temps est un grand maigre de Dominique Quelen

Dominique Quélen habite dans le Nord. Il a publié deux livres aux éd. Apogée : Petites formes en 2002 et Sports en 2005. Un troisième titre sortira dans le courant de l’année. Il est également l’auteur de Bas morceaux (Motus, 1992) et de Vies brèves (Rafael de Surtis, 1999).
« Ces fleurs sont des soucis. A les nommer les a-t-on rendues plus proches, d’autres se sont-elles levées à leur place, ont-elles pris dans le champ de notre œil un relief analogue : tout se courbe sous l’orage qui vient et emporte (…)

“It does'nt stop…” de Roger Lahu

1er janvier 2007

“It does’nt stop…” de Roger Lahu

« Roger Lahu a la politesse des clowns, il partage leur tristesse quand, le rideau tiré, reste la vie passée passante », écrit Antoine Emaz en présentant Les Anguilles, deuxième livre de Lahu publié au Dé Bleu (L’Idée bleue) en 2005. Auparavant, il y avait eu Au plus près en 1998. Il a également publié deux recueils aux Carnets du dessert de lune : Faîtes comme si je n’étais pas là (2001) et Le décor de l’envers (2006) ainsi que d’autres plaquettes ici et là, notamment au Chat qui tousse et au Pré carré.
« (…)

<i>Cigarette</i>

1er janvier 2007

Cigarette

L’idée de publier Cigarette en Wigwam (et de le déguster tel un calumet de papier) l’année même où l’interdiction d’en griller une dans les lieux publics entrera en vigueur en France n’est évidemment pas fortuite… On passe ici, en un éclair, de « celle du matin, la première » à « celle du condamné, la dernière » en n’oubliant pas « celle qui réchauffe la planète » ni l’autre, « celle qui fait râler les voisins de table (…)

Trapani de Marc Legros

1er décembre 2006

Trapani de Marc Legros

"Mais c’est de Siacca dont
je me souviens surtout.
Je m’y trouvais peu de temps
après un court passage à
Trapani où j’avais revu les
Tipa. C’était au retour
d’une petite escapade
hivernale un peu éprouvante
aux îles Egadis et j’avais
pris pension au Grand Hôtel
delle Terne qui surplombe
la mer"

Poème
de l’instant

Treizième poésie verticale

Aujourd’hui je n’ai rien fait.
Mais beaucoup de choses se sont faites en moi.

Des oiseaux qui n’existent pas
ont trouvé leur nid.
Des ombres qui peut-être existent
ont rencontré leurs corps.
Des paroles qui existent
ont recouvré leur silence.

Ne rien faire
sauve parfois l’équilibre du monde
en obtenant que quelque chose aussi pèse
sur le plateau vide de la balance.

Roberto Juarroz, Treizième poésie verticale, traduit de l’argentin par Roger Munier, Librairie José Corti, 1993.