Ypsilon éditeur

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alphabet

1er juin 2014

alphabet

Inger Christensen publie Alfabet en 1981. Ce livre peut être considéré comme le centre et la clé de son œuvre, d’où (re)commencer à découvrir cette écriture d’une complexe simplicité. Par sa construction basée à la fois sur une structure mathématique, la suite de Fibonacci, et la structure la plus connue de la langue, l’alphabet, Inger Christensen définit son lieu d’invention et de représentation, inséparables, de la vie  : le poème. Dans Alphabet, sa vision du monde et du langage prend corps dans le vortex (…)

Les perturbés dans les lilas

15 mai 2014

Les perturbés dans les lilas

Traduction & postface d’Étienne Dobenesque
Inédite en français, l’unique pièce de théâtre d’Alejandra Pizarnik, écrite en 1969 et jamais publiée de son vivant, rappelle étrangement, par ses personnages et sa situation, Fin de partie de Beckett. Mais le décor est repeint aux couleurs vives d’une cour de récréation, « adorable et sinistre à la fois ». Pizarnik note dans son journal au sujet de la pièce : « les quatre personnages peuvent être une rêverie de la dactylographe = elle serait les quatre ».
À (…)

Arbre de Diane

13 mars 2014

Arbre de Diane

Préface d’Octavio Paz.
Traduction & postface de Jacques Ancet.
Avec Arbre de Diane la poésie d’Alejandra Pizarnik atteint pour la première fois cette intensité qui la rend unique. Ses recueils précédents sont déjà traversés d’éclats qui annoncent celui-ci et les obsessions y sont les mêmes. Mais la tension et le pouvoir d’envoûtement du poème sont ici accentués par la découverte de la « miniature ».
Publié à Buenos Aires en 1962, quand Alejandra Pizarnik vivait à Paris, ce recueil marque un tournant (…)

Les travaux et les nuits

15 octobre 2013

Les travaux et les nuits

Traduction de Jacques Ancet.
Publié en 1965 à Buenos Aires, Les travaux et les nuits recueille les poèmes qui ont été pour la plus grande partie composés à Paris. Les trois parties qui le constituent évoquent les phases d’un amour marqué d’emblée par le sceau du poème. Une présence petit à petit s’étiole, Alejandra Pizarnik lutte, avec le langage et le corps, pour tenir aux côtés de l’autre d’abord incarné, puis, de plus en plus loin, pour faire face à l’autre de toujours devant le miroir.
« Pour elle a pris (…)

Extraction de la pierre de folie

14 mars 2013

Extraction de la pierre de folie

Traduction et postface de Jacques Ancet.
« Il n’y eut plus ni dehors ni dedans ». Il n’y a que des jeux de miroirs : « Tu te désires autre. L’autre que tu es se désire autre ». L’écriture cherche à extraire ce qui n’existe pas sinon par elle, le poème, un corps qui saurait parler le silence. « Je parle du lieu où se font les corps poétiques ». Alejandra Pizarnik défend et illustre son « métier », écrivain. Écrire est sa seule manière de vivre et de pouvoir mourir sans fin.
Extraction de la pierre de folie, (…)

L'Enfer musical

15 novembre 2012

L’Enfer musical

Traduction et postface de Jacques Ancet.
L’Enfer musical, dernier livre publié par Alejandra Pizarnik (1936-1972), paraît en 1971 à Buenos Aires. Issu de plusieurs années d’écriture et de réécriture, il n’aurait pas dû être son chant du cygne, mais une nouvelle étape de sa recherche obstinée de la transformation d’une forme de vie par une forme de langage.
« À la cime de la joie je me suis prononcée sur une musique jamais entendue. Et quoi ? Puissé-je ne vivre qu’en extase, faisant de mon corps le corps du (…)

Cahier jaune

14 novembre 2012

Cahier jaune

Traduction de Jacques Ancet.
Inédits en français, écrits entre 1961 et 1972, les textes réunis ici sous le titre de Cahier jaune, permettent de découvrir l’une des obsessions d’Alejandra Pizarnik : « écrire en prose ». Que l’encre puisse ainsi couler plus facilement, ce sera une illusion vite détrompée : « la certitude d’une forme impossible de prose me ronge ». Certitude qui n’apaise pas ses angoisses mais n’empêche pas ses rires, et nous traversons ces pages comme Alice le pays des (…)

La Comtesse sanglante

13 octobre 2010

La Comtesse sanglante

Traduction et postface de Jacques Ancet.
Paru d’abord en 1966 dans la revue Testigo à Buenos Aires, ce texte est repris par Alejandra Pizarnik pour être publier à part en volume en 1971, ce qui confère à ce « poème-critique » une valeur toute particulière. Ce qu’elle écrit d’emblée de Valentine Penrose et de son livre Erzsébet Báthory, la comtesse sanglante (paru au Mercure de France en 1962, quand Alejandra Pizarnik vivait à Paris), vaut aussi pour elle-même : « Valentine Penrose a recueilli des (…)

Poème
de l’instant

Chanson de l’enfance

Lorsque l’enfant était enfant,
il marchait les bras ballants,
il voulait que le ruisseau soit une rivière.
Et la rivière, un fleuve.
Que cette flaque soit la mer.

Lorsque l’enfant était enfant,
Il ne savait pas qu’il était enfant.
Tout pour lui avait une âme
et toutes les âmes n’en faisaient qu’ une.

Peter Handke, « Chanson de l’enfance ».