Zahra au pays d’aimer veille de Serge Kaliz

Ce livre est le premier poème de quelqu’un qui n’est pas un "homme de lettres" au sens classique du terme mais un architecte, que la passion amoureuse a fait poète et qui se risque dans l’écriture.

Un livre d’enthousiasme, emporté par un élan communicatif où l’on voit que l’on voit que l’on n’en a jamais fini avec l’amour fou, la douleur et le bonheur d’aimer…

"Mon amour est trop grand
Il te ferait si peur
Mais regarde moi bien
Mon coeur est si petit
Mon amour est trop grand
Devrais-je t’aimer petit
Tel une nanomatière
Errant dans l’atmosphère
Particule invisible
En quête de l’impossible."

Paru le 1er mai 2005

Éditeur : Le Temps des cerises

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Carl Norac

Petit poème pour y aller

Un poème parfois, ce n’est pas grand-chose.
Un insecte sur ta peau dont tu écoutes la musique des pattes.
La sirène d’un bateau suivie par des oiseaux, ou un pli de vagues.
Un arbre un peu tordu qui parle pourtant du soleil.
Ou souviens-toi, ces mots tracés sur un mur de ta rue :
« Sois libre et ne te tais pas ! ».
Un poème parfois, ce n’est pas grand-chose.
Pas une longue chanson, mais assez de musique pour partir
en promenade ou sur une étoile,
à vue de rêve ou de passant.
C’est un aller qui part sans son retour
pour voir de quoi le monde est fait.
C’est le sourire des inconnus
au coin d’une heure, d’une avenue.
Au fond, un poème, c’est souvent ça,
de simples regards, des mouvements de lèvres,
la façon dont tu peux caresser une aile, une peau, une carapace,
dont tu salues encore ce bateau qui ouvre à peine les yeux,
dont tu peux tendre une main ou une banderole,
et aussi la manière dont tu te diras :
« Courage ! Sur le chemin que j’ai choisi, j’y vais, j’y suis ! ».
Un poème, à la fois, ce n’est pas grand-chose
et tout l’univers.

Carl Norac, inédit, pour le 22e Printemps des Poète / Le Courage