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Poète d'aujourd'hui

Anne Teyssiéras


Biographie

Née à Nantes en 1935. Vit dans la région parisienne depuis 1956. Ecrit depuis cette date. Rencontre le poète Paul Chaulot qui préface son premier recueil chez Rougerie.
Collabore à diverses revues. A réalisé des expositions de poésie dans plusieurs biblothèques et au Centre Georges Pompidou.
Prix du Mont-Saint-Michel en 1977.
Prix Thyde Monnier de la Société des Gens de Lettres en 1988.
Prix du Mandat des Poètes; S.G.D.L. en 1992.

Bibliographie

  • Une mort blanche, la porte, 2012
  • Le Dit de la Passion, De Corlevour, 2006
  • Golem éd. Rougerie, 2000
  • Le passage de l'arbre mort (récit) éd. Littéra, 1998
  • Instants pour la seconde vie éd. Rougerie, 1994
  • Le chemin sous la mer éd. Rougerie, 1992
  • Les humeurs d'Eva, coll. Marianne Arnold, H.C. 1988
  • Les calvicules de Minho, éd. Rougerie, 1986
  • Poèmes en Kabbale éd. du Pavé, 1984
  • Parallèles : la boule de cristal éd. Rougerie, 1982
  • Juste avant la nuit éd. Rougerie, 1979
  • Le pays d'où j'irai éd. Rougerie, 1977
  • Parallèles éd. Sic, H.C., 1976
  • L'écaille entre les eaux éd. Rougerie, 1975
  • Dernier état éd. Rougerie, 1974
  • Cinq étapes pour une attente éd. Rougerie, 1971
  • Fragments pour une captive éd. Rougerie, 1969
  • Epervier ma solitude éd. Rougerie, 1966

    En préparation :
    Les enchantements de Zvabo, récit

    Levées d'encre, proses

  • Actualité

    Nouvelle(s) parution(s)

    Précis de recomposition Corlevour (2013)

    Autres parutions présentées sur ce site

    Autoportrait de famille La Porte (2011)
    D'Ivoire et de Corne Corlevour (2009)
    Le Dit de la Passion Corlevour (2006)

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    Extrait
    La mer est grosse de ce qui ne la contient qu'une fois passée la barre de corail - comme il était dit naguère de la terre échouée dans le sang des premiers rois - qui vécurent pour un battement de paupières : le continent cerne de ses rivages la mer qui l'a transporté là, dans l'ultime sursaut de son entraille zébrée de feu. Il ne reste pour elle que le souvenir des spasmes quand un oeil étonné se porte au-devant de la mort : il ne reste rien du grouillement intime de ses fonds... Le rivage aussi se souvient du ventre qui tressaille sur sa peau. Poursuivant le jusant il s'obstine parfois dans le sillage d'un cachalot, et l'impudeur de l'ambre gris éclate sur la vague... Impudeur ? Elle renaît plus loin au contact d'une résine qui s'échauffe sous les doigts. Car l'ambre épouse l'ambre, et le sang du corail trouve le chemin de l'arbre de vie... C'est ce qu'enseigne le livre des tempêtes où rien n'est écrit : Il n'a que sa page immaculée pour défier le temps. La page est le pétale blanc couvrant le bruit du monde. L'air et l'eau, les joies et les peines, la braise et le flocon, s'y échangent avant de mourir sur la note étirée du vent.........................

    Extrait de Le chemin sous la mer, éd. Rougerie, 1992

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