j’aime le mot homme et sa distance

Auteur : Florence Pazzottu

j'aime le mot homme et sa distance

(cadrage-débordement)

Florence Pazzottu emprunte au rugby le cadrage-débordement et ses trois temps, face à face, feinte et échappée, pour proposer, dans une traversée réjouissante des formes et des genres, une véritable aventure poétique, dans un sens que ce livre contribue à renouveler.
S’ouvrant sur un éloge du ratage et du dévoiement dans lequel mythes et faits d’Histoire voisinent et fusionnent avec les expériences les plus contemporaines, triviales parfois, J’aime le mot homme et sa distance joue sans cesse, entre vers et prose, entre jaillissement et précision de la pensée, récit serré et saut risqué, autobiographie et adaptation de contes japonais du Xe siècle (avec invention de poèmes-sms), et surprend autant par son accueil de l’imprévisible (dont Florence Pazzottu fait une discipline) que par la précision et l’exigence de sa composition.
Une puissante sensation de liberté accompagne de part en part la lecture de ce livre.

Paru le 22 février 2020

Éditeur : LansKine

Genre de la parution : Recueil

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

L’invention de l’écriture

Que la louange soit seule justification de la littérature et de la parole.
La louange et le blâme, à l’extrême de la beauté.
S’exiler de sa langue.
Montrer sa colère et le désagrément des fourmilières.
Refuser les syllabes souillées de mille mains.
Le poète exige sa poésie, comme une mère réclame aux autorités le cadavre de son fils lynché.

Philippe Bordas, L’invention de l’écriture, Éditions Fayard, 2010.