respire

respire

Je contemple la rue je dilate mes bras je respire tout s’est éteint devant mes yeux partout des lampes l’air et la rue vides - et je me retourne et j’éclaire ce que plus tard nous appellerons sa chambre

Paru le 1er juillet 2020

Éditeur : La Crypte

Genre de la parution : Recueil

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

Jacques Ancet

La dernière phrase

Il n’y a ni drame ni déchirure.
On dirait dans le jour un infime
vertige. Rien ne change mais tout
vacille. ce qu’on voit, on le voit
comme s’il venait de s’absenter
et que chaque objet portait encore
une trace de ce qui s’éloigne.
Un peu de chaleur avant le froid.
Une attente qui n’attend plus rien.

Jacques Ancet, La dernière phrase, Frontispice de Paul Hickin, Éditions Lettres vives, 2004.